Montpellier : jouer, n'est pas gagné pour l'accessiblité.

Sortez vos mouchoirs, Fabien Galthié(article Midi libre du 19/01/17) a gagné et l'argent public dilapidé pour cet homme providentiel, vous en pensez quoi ?
Si Montpellier se voulait ville surdouée, elle brillerait ailleurs que dans les paillettes de l'illusion d'un sport, ou de l'image.
Elle mettrait en œuvre le vivre ensemble et favoriserait l’accessibilité à tout pour tous.
Domi MINANA

Montpellier ville handicapée

Oui, Montpellier est surdouée , mais il semblerait que M SAUREL, n'a pas décidé que cette belle ville de Montpellier serait exemplaire en terme d'accessibilité. Montpellier reste une ville handicapée dans la mesure où une grande partie des commerces sont inaccessibles, où les administrations ne sont pas exemplaires, et où le vivre ensemble n'est pas une réalité. Nous attendons toujours de pouvoir rencontrer M SAUREL pour lui expliquer notre point de vue. 

Merci QUI ? Merci PHIPHI !

Bonne année 2017.

La dignité ne peut plus attendre...Lettre ouverte à Manuel Valls du 04/12/16 collectif associatif dont Hactions.

Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre

Dimanche 4 Décembre 2016

Dans une interview en date du 2 Décembre 2016, lors de votre déplacement à Nancy à l’occasion du Comité
interministériel du handicap (CIH), vous avez déclaré, nous citons : « Notre responsabilité à tous, c’est d’agir, plus que
jamais, à tous les niveaux, pour donner à chaque personne la vie digne à laquelle elle aspire, le droit d’être aussi
autonome que possible ».

Permettez-nous alors, Monsieur le Premier Ministre, de vous interpeller publiquement quant à la définition que vous
donnez au mot dignité concernant les personnes en situation de handicap.

Depuis fort longtemps de nombreuses voix se sont élevées quant aux conditions de vie des résidents dans les
établissements spécialisés français.

De nombreux scandales ont éclaté de manière régulière dans la presse et le point d’orgue a été en Janvier 2016 quand le
Rapporteur du Comité des droits de l’enfant de l’ONU a dénoncé « le traitement indigne et dégradant des personnes en
situation de handicap dans les établissements français et l’impunité de ces derniers1 ».

Vous avez été interpellé sur un dossier devenu emblématique : celui de l’Institut Médico-Educatif de Moussaron dans
le Gers.

En Mai 2013, une professionnelle de ce Centre a dénoncé de graves dysfonctionnements dans la prise en charge et
l’accompagnement de résidents polyhandicapés. En juillet de la même année, une inspection a été diligentée par
l’Agence Régionale de Santé de Midi-Pyrénées et l’Inspection du travail du Gers. L’ARS en Novembre 2013 a conclu
dans son rapport à des faits de maltraitance institutionnelle : « les constats de la mission corroborent la plupart des
dysfonctionnements signalés dans la plainte reçue par l’ARS concernant le fonctionnement global de l’établissement, et
notamment : […] l’absence de surveillance des enfants à certains moments de la journée, la contention et/ou
l’enfermement des enfants la nuit, […] le non-respect de l’intimité, l’impossibilité de vérifier les traitements
administrés […] ».

L’émission terrible de Zone Interdite « Ces centres qui maltraitent les enfants handicapés » du 19 Janvier 2014 a mis en
lumière des images d’une rare violence.

D’autres cas ont été médiatisés dans la Manche, l’Auvergne, l’Allier et le Gard, pour ne citer qu’eux.

Force est de constater Monsieur le Premier Ministre que nous parlons là d’atteinte grave à la dignité d’Êtres Humains,
ce qui est en contradiction avec votre discours.

Pourtant aujourd’hui ce sont les lanceurs d’alerte qui ont osé briser l’omerta dans l’intérêt des résidents en situation de
handicap qui sont jugés comme de vulgaires criminels.

Quand vous déclarez, Monsieur le Premier Ministre, qu’il faut « donner à chaque personne la vie digne à laquelle elle
aspire » nous ne pouvons que vous donner raison. Expliquez-nous alors pourquoi toutes les tentatives mises en oeuvre
pour vous alerter sur les conditions indignes d’hébergement et d’accompagnement dans l’IME du Gers sont restées
lettre morte ?

Monsieur le Premier Ministre, nous vous demandons donc publiquement de joindre des actes à vos paroles en prenant
des décisions fortes.

Aujourd’hui nous vous demandons d’intervenir afin que toutes les personnes en situation de handicap bénéficient de
cette Dignité, au même titre que tout citoyen sans distinction.

Aujourd’hui, Monsieur le Premier Ministre, nous vous demandons de lancer une enquête nationale au sujet de la
maltraitance des personnes en situation de handicap dans les établissements français, de renforcer et mettre en oeuvre
des contrôles efficaces, avec sanctions de ceux qui ne respecteraient pas les règles.

1 Audition de la France par le Comité des droits de l'enfant, dans le cadre du 5ème rapport périodique de la France, 12 janvier 2016


Aujourd’hui, Monsieur le Premier Ministre, nous vous demandons de prendre position en faveur de la lanceuse d’alerte
et présidente d’association qui n’a de cesse de se battre pour que la Dignité prenne tout son sens pour les personnes en
situation de handicap, et qui sera jugée en première instance le 13 Janvier 2017 à Toulouse.

Nous vous demandons également2, l’abandon pur et simple du minutage prévu par le Guide CNSA (Caisse Nationale de
la Solidarité pour l’Autonomie) pour les actes essentiels de la vie des personnes en situation de handicap qui sont prises
en charge à leur domicile. Les personnes en situation de handicap ne sont pas des robots, dont on peut à l’avance
déterminer le temps d’un « brossage de dents», le nombre de fois qu’elles iront aux toilettes dans la journée, etc....

C’est une atteinte grave à la dignité et à l’intégrité de chacun que de vouloir tout régenter de manière «comptable »,
sans même prévoir un temps pour un échange minimal, ni même un « bonjour ».

Nous ne devrions plus parler avec nos intervenants ? Nous ne devrions que subir…

La France a déjà fait l’objet de nombreuses remarques par la rapporteuse spéciale de l’ONU aux droits des personnes
handicapées. Il est à noter qu’elle fera une visite officielle en France après les élections.

Les Droits des personnes en situation de handicap évoluent et nous confortent dans l’exigence d’une meilleure prise en
charge quelle que soit la forme du handicap et selon « les besoins » qui sont propres à chaque individu, en fonction de
sa façon de vivre.

En tout état de cause, s’il est vrai que, comme vous l’avez souligné à Nancy, « la France pourrait faire encore mieux »
et que « les progrès ont été très importants tout de même », il suffirait que les différents ministères ne fassent plus
régulièrement dans l'autosatisfaction et s’attachent, simplement et strictement, à faire respecter et appliquer les lois en
vigueur, notamment celles de 2002 et 2005, par exemple en ce concerne l’accessibilité, l’inclusion scolaire et sociale,
l’emploi…

En ce 3 Décembre 2016, Journée Mondiale du Handicap, et en référence aux 10 ans de la Convention Internationale des
Droits des Personnes en situation de handicap, nous conclurons en vous rappelant l’article Premier de cette Convention

« La présente Convention a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les
droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect
de leur dignité intrinsèque. » Appliquer cet article, et condamner les véritables coupables, rendrait Honneur à notre
pays, celui des Droits de l’Homme, et donnerait tout sens à votre discours.

SIGNATAIRES :
Comité de Soutien à Céline Boussié : Responsable Sylvie Bataille
Association Dys’Solutions France 47 : Président Jean-Michel Fernandez
Association Handi’Gnez-vous ! : Présidente Céline Boussié
Pour Alliance Autiste : Magali Pignard
Association Hactions : Présidente Dominique Miñana
Association Handi-Social : Présidente Odile Maurin
Association Parents en Colère 77 ! : Présidente Nathalie Calonne
Collectif des lanceurs d’alerte : Céline Martinelli et Mathieu Chérioux, blanchiment d’argent, blanchiment de fraude
fiscale (Banque Pasche/Crédit Mutuel), Monaco et France ; Nicolas Forissier, blanchiment de fraude fiscale (UBS),
Paris ; Céline Boussié, lanceuse d’alerte médico-social (IME Moussaron), Agen ; Gilles Mendes, détournement de la
Loi Handicap, Cherbourg ; Valérie Pouilly, domaine notarial ; Gilles Reynaud, président de l'association « Ma Zone
Contrôlée », conditions de travail et de vie des salariés de l'industrie nucléaire ; Rémy Garnier, affaire Cahuzac.

2 Associations Hactions et Handi-Social

Gazette de Montpellier du 29/09/16, suite au courrier. Vous pouvez juger que je ne suis pas impolie, lettre ci-dessous :

COURRIER DU 19/09/16 ADRESSE AU PREMIER PRESIDENT DE LA COUR D'ASSISES DE MONTPELLIER :

 Madame Dominique MINANA

--------------------------

                                                                                              A Monsieur le Premier Président de la Cours d’Assises

                                                                                              Palais de Justice

                                                                                              1, rue Foch

                                                                                                             

                                                                                              34023 MONTPELLIER

   

 

 

-LETTRE RECOMMANDEE EN AR-

OBJET : Aménagements pour les personnes à mobilité réduite du tribunal

PJ. Mail du 13/09/16 à la greffière du tribunal

 

Montpellier le 19/092016,

 

 

 Monsieur le Premier Président de la Cours d’Assises,

 

Le sort m’a désigné en tant premier juré pour la session qui va du 12 au 27 septembre 2016 comme jurée titulaire de la Cours d’Assises de l’Hérault.

Je n’ai jamais été confrontée à cela et c’est avec une certaine curiosité que j’envisageais de siéger.

A ma grande surprise, en guise de bonjour, la greffière m’a demandé immédiatement ma « dispense médicale ».

Je lui ai répondu que ma volonté n’était pas d’être dispensée, mais de siéger.

Elle m’a alors répondu que j’aurai dû prévenir afin que le nécessaire soit fait.

Ce n’était pas le moment d’épiloguer, ni de retarder les débats.

J’ai donc « subi » sans répondre.

Au fil des heures, lorsque j’ai pu interroger,  j’ai demandé au Président qui siégeait pour la 1ère affaire de me dire comment j’allais pouvoir accéder.

A 14h, deux rampes étaient installées qui me donnaient un accès partiel et pas du tout conforme à ma sécurité. J’ai accepté de faire un test à l’abri du regard du public. Les personnes qui étaient là, ont pu se rendre compte qu’en l’état, c’était impossible que je siège à moins de déroger à certaines règles et que je sois installée différemment.

Au moment du tirage au sort effectif, j’ai été tirée au sort en 2e dans l’ordre chronologique du tirage.

Je m’attendais bien à être récusée en l’état des lieux.

Mais à ma surprise (je suis novice) ce ne sont ni les avocats de la défense, ni les avocats de la partie civile, mais l’avocat général qui m’a récusée.

Je n’ai pas le droit de connaître les motifs.

Je dois accepter sans contester et sans dénoncer ces pratiques.

Au nom de quoi le représentant de l’Etat me récuse-t-il ? Au nom de sa défaillance et du fait qu’il n’applique pas la loi du 11/02/05 ?

Comme je voulais que les choses évoluent, le 13 septembre, j’écris à la greffière par mail ( que nous avions en tant que jurés et que je vous joins).

Je n’ai pas eu de réponse et ce matin, je reviens devant la cours.

Les mêmes rampes siègent au même endroit, alors que l’on sait pertinemment que c’est impossible que je monte et que la largeur entre les deux bureaux n’offre pas le passage de mon fauteuil électrique.

Ce matin, nouveau Président de séance qui ne parle pas  dans le micro et parle « entre ses dents », ce qui rend encore inaudible le débat.

Lorsqu’une nouvelle fois, le sort me désigne, je suis récusée par un des avocats de la partie civile.

Le « système judiciaire » peut respirer, dormir tranquille, il n’a même pas à se justifier là encore.

Mais voilà ce matin, il était grandement question de loyauté et de déloyauté dans le dossier.

Alors, ne vous en déplaise, je vous pose les questions suivantes :

Est-il loyal d’évincer quelqu’un sur son apparence ?

Est-il loyal qu’une institution judiciaire qui devrait être exemplaire en terme d’application des lois, s’affranchisse de celle qui prévoit l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ? (exemples : Toilettes adaptées trop petites pour accéder sans aide, trottoir non abaissé à l’entrée qui a justifié que les responsables trouvent une planche pour que je puisse franchir le premier jour, pas d’accès à la tribune alors qu’une plateforme élévatrice installée vers la partie civile permettrait l’accès de tous…)

Est-il loyal de faire comme si nous n’existions pas et de nous laisser croire que nous sommes des citoyens à part entière ?

Est-il loyal de préférer refaire des peintures à l’identique en oubliant qu’il y a d’autres priorités ? (ne répondez pas que ce n’est pas le même budget, ces derniers jours  un article publié à démontrer que l’argent qui devait servir à l’accompagnement des personnes handicapées, avait été transféré vers la sécurité dans une autre institution…)

Monsieur le Premier Président, j’attends toutes ces réponses, je ne me contente plus d’être « un fantôme » de la République et je n’ai qu’un mot pour qualifier cela, libre à vous de ne pas le voir et de ne pas en tenir compte, mais au moins une fois dans ma vie, j’aurai été au bout : Discrimination.

Oui, voilà deux fois que j’ai le sentiment de ne pas avoir eu ma chance, du seul fait que je me déplace en fauteuil roulant électrique.

Comprenez bien, Monsieur le Premier Président,  que je pourrais me taire, mais que si je choisis de le dire et de le dénoncer si fortement, c’est que personne ne doit plus ignorer que nous sommes des individus responsables et que la justice mérite mieux que des faux semblants.

Je ne veux plus subir de tels préjudices qui sont une atteinte à ma dignité.

Je vous remercie d’avance pour les réponses que vous me formulerez et vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Président, l’expression de ma considération la plus respectueuse.

 

                                                                                             

 

Dominique MINANA

Parce que je le vaux bien...24/06/16.

Philippe Croizon a poussé son coup de gueule pour les ministres et moi, je pars de l'échelon local. Plus que marre de ne pas être entendue, ni reçue, aucune réponse...Notre Maire l'est-il à plein temps ? Préfère-t-il la compagnie des "belles femmes" que celles en situation de handicap ?
Oui, vous trouverez que j'exagère, mais il y a un moment pour tout dans la vie. J'ai choisi de résister, je suis belle et rebelle, je suis libre en pensées et en paroles. Vous n'avez aucune raison valable de vous soustraire à ma demande, Monsieur Saurel, ni Madame Ayache qui a en charge le handicap dans cette ville.
Bonne journée à tous.
Domi MINANA

Lettres aux élus...


Gazette de Montpellier du 29/09/16, suite au courrier. Vous pouvez juger que je ne suis pas impolie, lettre ci-dessous :

COURRIER DU 19/09/16 ADRESSE AU PREMIER PRESIDENT DE LA COUR D'ASSISES DE MONTPELLIER :

 Madame Dominique MINANA

--------------------------

                                                                                              A Monsieur le Premier Président de la Cours d’Assises

                                                                                              Palais de Justice

                                                                                              1, rue Foch

                                                                                                             

                                                                                              34023 MONTPELLIER

   

 

 

-LETTRE RECOMMANDEE EN AR-

OBJET : Aménagements pour les personnes à mobilité réduite du tribunal

PJ. Mail du 13/09/16 à la greffière du tribunal

 

Montpellier le 19/092016,

 

 

 Monsieur le Premier Président de la Cours d’Assises,

 

Le sort m’a désigné en tant premier juré pour la session qui va du 12 au 27 septembre 2016 comme jurée titulaire de la Cours d’Assises de l’Hérault.

Je n’ai jamais été confrontée à cela et c’est avec une certaine curiosité que j’envisageais de siéger.

A ma grande surprise, en guise de bonjour, la greffière m’a demandé immédiatement ma « dispense médicale ».

Je lui ai répondu que ma volonté n’était pas d’être dispensée, mais de siéger.

Elle m’a alors répondu que j’aurai dû prévenir afin que le nécessaire soit fait.

Ce n’était pas le moment d’épiloguer, ni de retarder les débats.

J’ai donc « subi » sans répondre.

Au fil des heures, lorsque j’ai pu interroger,  j’ai demandé au Président qui siégeait pour la 1ère affaire de me dire comment j’allais pouvoir accéder.

A 14h, deux rampes étaient installées qui me donnaient un accès partiel et pas du tout conforme à ma sécurité. J’ai accepté de faire un test à l’abri du regard du public. Les personnes qui étaient là, ont pu se rendre compte qu’en l’état, c’était impossible que je siège à moins de déroger à certaines règles et que je sois installée différemment.

Au moment du tirage au sort effectif, j’ai été tirée au sort en 2e dans l’ordre chronologique du tirage.

Je m’attendais bien à être récusée en l’état des lieux.

Mais à ma surprise (je suis novice) ce ne sont ni les avocats de la défense, ni les avocats de la partie civile, mais l’avocat général qui m’a récusée.

Je n’ai pas le droit de connaître les motifs.

Je dois accepter sans contester et sans dénoncer ces pratiques.

Au nom de quoi le représentant de l’Etat me récuse-t-il ? Au nom de sa défaillance et du fait qu’il n’applique pas la loi du 11/02/05 ?

Comme je voulais que les choses évoluent, le 13 septembre, j’écris à la greffière par mail ( que nous avions en tant que jurés et que je vous joins).

Je n’ai pas eu de réponse et ce matin, je reviens devant la cours.

Les mêmes rampes siègent au même endroit, alors que l’on sait pertinemment que c’est impossible que je monte et que la largeur entre les deux bureaux n’offre pas le passage de mon fauteuil électrique.

Ce matin, nouveau Président de séance qui ne parle pas  dans le micro et parle « entre ses dents », ce qui rend encore inaudible le débat.

Lorsqu’une nouvelle fois, le sort me désigne, je suis récusée par un des avocats de la partie civile.

Le « système judiciaire » peut respirer, dormir tranquille, il n’a même pas à se justifier là encore.

Mais voilà ce matin, il était grandement question de loyauté et de déloyauté dans le dossier.

Alors, ne vous en déplaise, je vous pose les questions suivantes :

Est-il loyal d’évincer quelqu’un sur son apparence ?

Est-il loyal qu’une institution judiciaire qui devrait être exemplaire en terme d’application des lois, s’affranchisse de celle qui prévoit l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ? (exemples : Toilettes adaptées trop petites pour accéder sans aide, trottoir non abaissé à l’entrée qui a justifié que les responsables trouvent une planche pour que je puisse franchir le premier jour, pas d’accès à la tribune alors qu’une plateforme élévatrice installée vers la partie civile permettrait l’accès de tous…)

Est-il loyal de faire comme si nous n’existions pas et de nous laisser croire que nous sommes des citoyens à part entière ?

Est-il loyal de préférer refaire des peintures à l’identique en oubliant qu’il y a d’autres priorités ? (ne répondez pas que ce n’est pas le même budget, ces derniers jours  un article publié à démontrer que l’argent qui devait servir à l’accompagnement des personnes handicapées, avait été transféré vers la sécurité dans une autre institution…)

Monsieur le Premier Président, j’attends toutes ces réponses, je ne me contente plus d’être « un fantôme » de la République et je n’ai qu’un mot pour qualifier cela, libre à vous de ne pas le voir et de ne pas en tenir compte, mais au moins une fois dans ma vie, j’aurai été au bout : Discrimination.

Oui, voilà deux fois que j’ai le sentiment de ne pas avoir eu ma chance, du seul fait que je me déplace en fauteuil roulant électrique.

Comprenez bien, Monsieur le Premier Président,  que je pourrais me taire, mais que si je choisis de le dire et de le dénoncer si fortement, c’est que personne ne doit plus ignorer que nous sommes des individus responsables et que la justice mérite mieux que des faux semblants.

Je ne veux plus subir de tels préjudices qui sont une atteinte à ma dignité.

Je vous remercie d’avance pour les réponses que vous me formulerez et vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Président, l’expression de ma considération la plus respectueuse.

 

                                                                                             

 

Dominique MINANA

Parce que je le vaux bien...24/06/16.

Philippe Croizon a poussé son coup de gueule pour les ministres et moi, je pars de l'échelon local. Plus que marre de ne pas être entendue, ni reçue, aucune réponse...Notre Maire l'est-il à plein temps ? Préfère-t-il la compagnie des "belles femmes" que celles en situation de handicap ?
Oui, vous trouverez que j'exagère, mais il y a un moment pour tout dans la vie. J'ai choisi de résister, je suis belle et rebelle, je suis libre en pensées et en paroles. Vous n'avez aucune raison valable de vous soustraire à ma demande, Monsieur Saurel, ni Madame Ayache qui a en charge le handicap dans cette ville.
Bonne journée à tous.
Domi MINANA

Lettres aux élus...